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Comprendre le phénomène des ouragans

Le terme « cyclone tropical » est l’expression consacrée à l’échelle internationale pour désigner une forte tempête en mer. Les cyclones tropicaux les plus intenses sont assimilés à des ouragans dans l’océan Atlantique et près de l’Amérique du Nord dans l’océan Pacifique. Dans le Pacifique occidental, on les appelle les typhons. Pour qu’une tempête soit considérée comme un ouragan, elle doit d’abord devenir une tempête tropicale, avec des vents de 65 à 120 kilomètres à l’heure. Un ouragan est une tempête dont les vents dépassent 120 kilomètres à l’heure.

Les ouragans prennent naissance au-dessus des océans chauds lorsque l’évaporation est suffisante pour fournir l’énergie dont la tempête a besoin. Cette dernière doit aussi se former suffisamment loin de l’équateur pour que la rotation de la terre imprime à la tempête elle-même un mouvement en spirale. Cette rotation génère des vents circulant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud.
C’est entre juin et novembre que les conditions sont propices à la formation d’ouragans et de tempêtes tropicales. Puisque la température des océans doit être d’au moins 26,5o C, la période d’août à octobre constitue la haute saison des ouragans. Ces derniers persistent parfois pendant plusieurs semaines bien qu’ils perdent rapidement de leur intensité lorsqu’ils arrivent en eau plus froide ou lorsqu’ils touchent terre.

L’une des caractéristiques distinctives d’un ouragan est son œil, un noyau central sombre. C’est autour de l’œil que les vents et les pluies sont à leur plus forte intensité. En fait, l’œil est la région la plus calme. Cette caractéristique particulière permet de repérer facilement ces tempêtes par satellite ou par radar. Puisqu’il est possible de déceler ces tempêtes, de prévoir leur évolution et de les suivre à la trace, on peut prévenir à l’avance les populations qui risquent d’être touchées et mobiliser les services d’urgence et les préparatifs nécessaires. C’est ainsi que le nombre de décès et de blessures attribuables à des ouragans a nettement diminué dans des pays industrialisés comme le Canada et les États-Unis. Les pertes de vie restent toutefois importantes dans les pays où les systèmes d’alerte ne sont pas adéquats.

Les ouragans ont un impact dévastateur dans la zone touchée. Ils peuvent entraîner la formation d’énormes vagues en haute mer, en plus de provoquer de fortes pluies à terre. Les lames de fond, une muraille d’eau pouvant atteindre 5,5 mètres de haut et 100 à 200 kilomètres de large, peuvent dévaster les localités côtières. Ces raz-de-marée sont à l’origine de 9 décès sur 10 attribuables à un ouragan.

L’échelle de Saffir-Simpson s’appuie sur la vitesse des vents des cyclones tropicaux pour en mesurer le potentiel dévastateur à l’aide d’une échelle de 1 (tempêtes les moins dangereuses) à 5 (tempêtes extrêmement dangereuses). Un ouragan de catégorie 5 génère des vents de plus de 250 kilomètres à l’heure et une lame de fond haute de 5,5 mètres (il s’agit de la hauteur de l’eau dépassant la marée normale). Les tempêtes de ce type sont rares, et aucune n’a jamais été enregistrée au Canada. En revanche, les États-Unis ont été frappés par deux ouragans de catégorie 5 au cours des 70 dernières années.